Du 4 au 22 septembre, Philippe Sauve et moi, voulions traverser
l'Islande à pied du Nord au Sud en autonomie complète.
A cause de la législation islandaise, qui pratique la mise en
quarantaine pendant 6 semaines pour les animaux étrangers, je n'ai
pas pu emmener Thémis, ma chienne guide. C'est donc au bras de
Philippe que j'ai réalisé cette aventure. Ce fut une nouvelle
expérience et une difficulté supplémentaire pour lui, car Philippe
n'avait jamais guidé de personnes non voyantes.
La décision de tenter ce pari un peu fou a été prise fin mai
quand Stéphane, Pascal (mes deux fils), Philippe Sauve et moi avons
été obligé de différer l'ascension du Mont Blanc faute de budget
suffisant.
Nous avons décidé de commencer notre périple d'Húsavik, au nord
de l'Islande. Nous sommes passés par Godafoss, Sandvik et Myri,
dans le désert lunaire du centre de l'Islande en suivant la piste
F26, près des deux glaciers l'Hofsjökull et le Vatnajökull (le plus
grand glacier d'Europe), le volcan Hekla, Laugaland, Meiritunga et
nous avons enfin atteint þikkvibær : un tout petit village au
Sud de l'île au bord de l'océan atlantique.
Une fois arrivé à þikkvibær, comme il nous restait 4 jours
avant de rentrer en France. Nous en avons profité pour visiter les
sites de Skogafoss et sa superbe chute de 60 m, le fameux volcan
Eyjafjöll sous le glacier Eyjafjallajökull, Vik avec sa célèbre
plage de sable noir et ses falaises où nichent les macareux, et en
retournant sur Keflavik où se situe l'aéroport international, nous
nous sommes arrêtés à Hveragerði pour voir les sources
chaudes.
Au bout d'une semaine de marche dans les Highlands, lieux où se
sont déroulés les entraînements des cosmonautes en partance pour la
lune et où ne peuvent survivre que les cailloux, une vilaine
entorse m'a empêché d'effectuer les 25 kilomètres journaliers. Nous
avons dû nous faire aider dans notre progression. Ce n'est donc pas
mon handicap qui nous a gêné dans notre avancée, ni notre condition
physique qui se renforçait de jour en jour, mais un pied qui a
lâché à cause de la succession de trous et de cailloux.
Même si nous n'avons pu faire à pied la totalité des kilomètres
de cette traversée, nous en avons tout de même effectué 150 et
avons réussi à rallier l'océan atlantique à þikkvibær après un
dernier effort sur un peu plus d'un kilomètre de sable noir, où
l'on s'enfonçait et où je devais marcher derrière Philippe en
tenant la sangle de son sac à dos afin d'avancer dans ses
traces.
Je te remercie pour cette aventure et ce qu'on a vécu, et je te
dis : A LA PROCHAINE PHIL.
Un film documentaire
de 26 minutes intitulé « Huis clos islandais » est en
préparation.
Merci pour
leur aide :
Le conseil régional PACA
La ville de La Seyne S/Mer
L'Union Sportive Seynoise (Section Rugby)
Le Crédit Mutuel de La Seyne S/Mer
L'Union départementale CGT
L'Union locale CGT Toulon
Les deux radios France Inter et RCF Toulon pour leur suivi
avant, pendant et après l'aventure